Stressé(e) ? Et si vous alliez voir un sophrologue ?

Le stress est un véritable phénomène de société, auquel sont consacrés de nombreux livres et articles. Mais ces publications sont-elles suffisantes pour répondre aux situations qui ont causé ce stress ?
Par Norbert Cassini, directeur de l’Ecole Française de Sophrologie de Montpellier, Vice-président de la Fédération des écoles professionnelles en sophrologie (FEPS).

Les publications diverses, en plus de nous expliquer les effets du stress, nous proposent en général deux choses :
1. Des conseils : vivez le moment présent, “positivez“, lâchez prise, simplifiez-vous la vie, reliez-vous à l’essentiel. Dans les faits cela ne s’avère pas si simple ; le plus souvent peu de choses changent vraiment dans notre manière d’être au quotidien une fois ces livres fermés.
2. Des techniques de relaxation ou de visualisation positive. Ces techniques peuvent être utiles ponctuellement, mais elles permettent surtout de gérer les manifestations du stress. Le risque est de rester démuni face aux situations qui ont causé ce stress et qui sont susceptibles de se reproduire, ou pire, de se scléroser dans des contextes de vie insatisfaisants en masquant simplement les symptômes de notre mal-être.

Le stress
Si souvent le mot stress est employé dans le langage courant pour désigner un état physiologique et émotionnel face à une situation, en général avec une connotation négative, il peut aussi désigner ce qui a provoqué cet état ou parfois encore le processus d’adaptation à la situation ; certaines personnes parlent alors de stress positif. Pour mieux comprendre ce phénomène, prenons l’exemple de deux personnes ayant un rendez-vous professionnel et qui sont coincées dans un embouteillage : la première personne angoisse, elle imagine sans cesse toutes les conséquences possibles si elle arrive en retard ou pire, manque ce rendez-vous ; pour elle la situation est très stressante. La seconde personne se dit qu’elle ne peut rien changer immédiatement à la situation ; elle décide de téléphoner pour prévenir de son retard, et en profite pour écouter de la musique ; elle est nettement moins stressée. Ainsi le niveau de stress dépend beaucoup de la façon dont nous percevons une situation et de notre capacité à nous y adapter. Et cette part individuelle est autant, voire plus importante que la difficulté de la situation en elle-même.

Plusieurs variables entrent en jeu dans notre perception d’une situation : […]

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