La sophrologie : une approche de choix pour le TDAH

Le Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH), reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé sous l’appellation Troubles Hyperkinétiques, est un syndrome associant (selon le DSM IV) difficultés d’attention, hyperactivité et impulsivité. Ces symptômes apparaissent dans tous les contextes (famille, école, loisirs…).
Par Nicolas Chaze, orthophoniste et sophrologue

Il concerne 3 à 9 % des enfants, surtout des garçons. Les symptômes apparaissent durant les cinq premières années de vie. Environ 60 % des sujets garderont des symptômes à l’âge adulte ce qui représente 4 % de la population. Généralement, le trouble attentionnel et l’impulsivité persisteront. Le TDAH impacte leur vie familiale, sociale et scolaire. Ils ne tiennent pas en place, se concentrent difficilement, ont du mal à anticiper, planifier et mener à son terme une activité. Ils passent constamment d’une activité à une autre de manière incoordonnée, « zappent ». Ils sont parfois tellement agités qu’ils se mettent physiquement en danger et commettent des maladresses du fait de leur impulsivité. Souvent stigmatisés, sanctionnés pour leur comportement inadapté, ces enfants manquent de persévérance, se contrôlent difficilement et expriment de façon peu contrastée leurs émotions. Ils ont souvent une faible estime d’eux-mêmes. Ils peuvent développer des troubles du sommeil, des difficultés relationnelles, une anxiété, une dépression…

Les prises en charge médico-sociale du TDAH reste limitée, tout du moins en France. Celles présentées sont du type Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC). Encore assez souvent, seul un traitement non curatif permettant de réduire les symptômes, est proposé, il s’agit du méthylphénidate dont la prescription, en augmentation, reste très encadrée dans notre pays. C’est généralement à la demande des enseignants, des familles et des professionnels que le sophrologue est sollicité. La sophrologie peut contribuer à réduire les symptômes les plus gênants par :

– Une meilleure connaissance et perception du schéma corporel permettant de renforcer la gestion de l’agitation corporelle. Cela favorise la diminution de l’hyperactivité, le contrôle de l’impulsivité. L’enfant apprend à se détendre, à respirer…

– Une meilleure présence, une concentration accrue, permettant à l’enfant d’être ancré, dans l’ici et maintenant limitant l’agitation, les débordements émotionnels ;

– Une meilleure estime et confiance en soi favorisant une image de soi plus positive ;

– Une plus grande anticipation autant au niveau corporel que mental par la visualisation, permettant de développer et utiliser l’imaginaire. […]

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