Sophrologie n°25 : se retrouver

Les philosophes de l’Antiquité avait compris très tôt l’intérêt de la marche : bien plus qu’une simple activité physique, elle favorise une pensée plus claire, lucide et créatrice. Elle est sous cet angle au cœur des techniques de sophrologie. L’intérêt de la sophrologie a été reconnu en partie grâce au sport de haut niveau. En tant que méthode corporelle, elle concerne en premier lieu tous les sportifs. Lorsque le moulin mental s’emballe, le sujet se déconnecte de l’instant présent ; parce qu’il est plus dans ses pensées que dans son corps, nous concluons qu’il n’est pas ancré. Par ses méthodes, la sophrologie ralentit le moulin mental et entraîne progressivement une meilleure adaptation à ce qui se vit ici et maintenant.

Comment un être humain se rencontre-t-il ? Comment s’adresse-t-il en permanence à lui-même ? La bienveillance n’est pas seulement tournée vers autrui ; elle correspond à ce moment de retour vers soi par lequel le sujet devient pour lui-même son propre allié. Si la sophrologie consiste à apprendre à rentrer en amitié avec soi, l’auto-bienveillance s’inscrit naturellement dans son processus. Envahie par des sons ou des bruits, la personne est constamment projetée vers l’extérieur et échappe à son être-soi. L’acceptation du silence constitue un premier pas pour se retrouver et s’approfondir. La sophrologie se pratique pour ces raisons sans musique, dans un endroit calme au service de l’accueil et de l’écoute silencieuse de soi.

Richard Esposito, Directeur du comité éditorial

Au sommaire du magazine Sophrologie n°25 : notre dossier autour du thème « Se retrouver », Sophrologie et parachutisme, Pratiquer la sophrologie dans la nature,
La peur du dentiste, La préparation mentale des sportifs, Accompagner le cancer avec la sophrologie, etc.

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